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Filière cacao: ce qu’il faut savoir pour investir

Une étude récemment publiée par le cabinet Knowledge Consulting explore les opportunités et les risques liés à l’investissement dans cette filière au Cameroun.

Le rapport intitulé « Etude de marché sur le secteur cacao au Cameroun » est une pyramide de chiffres allant du socle (nombre de producteurs investis dans l’activité) au point culminant (performances de la dernière campagne agricole). L’on en retient que la production nationale de cacao a baissé de 14% au cours de la campagne 2016-2017 pour se chiffrer à 231 642 tonnes au lieu de 269 497 tonnes lors de la campagne 2015-2016. Ce sont plus de 1,6 million de petits exploitants qui cultivent le cacao au Cameroun sur une superficie moyenne d’un hectare. Au total, environ 400 000 hectares (ha) sont dédiés à la production de cacao avec un rendement moyen de 375kg/ha, indique l’étude. Au plan international, le Cameroun est classé troisième pays producteur africain et cinquième producteur mondial de cacao par l’Organisation internationale de cacao (ICCO). Le pays aurait pu mieux faire, s’il disposait, entre autres, de davantage d’intrants pour booster la production. En effet, révèle le rapport, la Société de développement du cacao (SODECAO) ne produit que cinq à six millions de plants pour une demande évaluée à plus de 10 millions de plants. Lors de la dernière campagne agricole, les cours mondiaux du cacao ont chuté d’environ 50%. Aujourd’hui, les experts du cabinet Knowledge Consulting qui ont réalisé l’étude avec le soutien technique du Centre d’analyse et de recherche sur les politiques économiques et sociales du Cameroun (CAMERCAP) estiment que si des opérateurs économiques veulent investir dans le secteur, il serait utile qu’ils aient tous les indicateurs nécessaires à la prise d’une décision. D’où la rédaction de ce rapport sur la dynamique du secteur qui présente à la fois les opportunités et les risques liés à l’investissement dans le cacao au Cameroun. Les experts reviennent sur la demande, l’offre, ainsi que l’environnement institutionnel pour permettre aux investisseurs, pouvoirs publics et acteurs de la filière, d’anticiper les tendances du marché et de prévoir les offensives de la concurrence, notamment en ce qui concerne les entreprises investies dans la transformation de cet or brun. Les statistiques disponibles à ce sujet et publiées par le CICC montrent que le volume des fèves broyées pour la première transformation (fabrication de la pâte, du beurre et de la poudre) par les industries locales au cours de la campagne 2013-2014 s’élève à 32 792 tonnes, soit un taux de 15,6% pour une production nationale de l’ordre de 209 905 tonnes, contre 174 629 tonnes de fèves exportées sur le marché international.

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