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Brexit: les négociations entrent dans une étape décisive

Deux ans après le vote des Britanniques pour la sortie de l’Union européenne, le projet de loi de retrait est examiné par le parlement du pays qui doit plancher sur des amendements.

Dans un article publié le 3 mai dernier sur le site de l’Observatoire du Brexit, il est fait mention de la création d’un groupe de travail par la Banque d’Angleterre et la Banque centrale européenne (BCE) pour suivre les effets du Brexit. D’après cet article, Mario Draghi, président de la BCE et Mark Carney, président de la Banque d’Angleterre ont souligné dans une intervention conjointe, les grands dangers de l’absence d’accord sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) pour le secteur bancaire et financier. En effet, après le vote des Britanniques pour le « oui » à la sortie de l’UE intervenue le 23 juin 2016, les négociations sont toujours en cours entre les deux partis pour aboutir au divorce (sortie effective) programmé pour le 29 mars 2019. La semaine dernière, le projet de loi de retrait de l’UE a été à nouveau examiné à la Chambre basse du parlement britannique (Chambre des communes), afin de se prononcer sur les amendements introduits par la Chambre des Lords, la chambre haute du parlement britannique. Il s’agit notamment du maintien du Royaume-Uni dans l’union douanière après 2019 et du droit de véto du parlement sur le résultat des négociations à Bruxelles. En effet, le sommet européen des 28 et 29 juin prochains sera l’occasion de formaliser les avancées et les désaccords enregistrés à ce stade. La question de la gouvernance de l’accord de retrait et la controverse autour de la frontière entre la République d’Irlande (membre de l’UE) et la province britannique d’Irlande du Nord sont présentés comme les deux points-clés sur lesquels il y a un risque d’échec, de l’avis de Michel Barnier, négociateur de l’UE. Sur le premier point, le Royaume- Uni refuserait de se soumettre après mars 2019 à la juridiction de la Cour de justice de l’UE pour arbitrer d’éventuels contentieux découlant de l’accord de retrait. Or l’UE pour sa part, voudrait que sa cour ait un droit de regard sur les litiges concernant les ressortissants européens présents sur le sol britannique. Quant au deuxième point, il y a d’un côté le gouvernement britannique qui ne veut pas fracturer son propre marché intérieur en fixant une frontière douanière entre l’Irlande du Nord et le reste de son territoire. Et de l’autre, l’UE qui souhaite que l’Irlande du Nord reste dans son territoire douanier. Certaines analyses sur les conséquences du Brexit prescrivent la prudence quant à l’avenir de l’économie britannique. Ce n’est qu’une fois le retrait du Royaume-Uni de l’UE effectif qu’on pourra d’après elles, mieux apprécier les effets. Ceux-ci tiennent en effet à la teneur de l’accord d’octobre et des perspectives d’un traité commercial ambitieux. Cela vaut également pour le sort de l’Afrique. Difficile selon certains experts, voire impossible, de prédire l’impact futur qu’aura le Brexit sur le continent.

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