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Des drones pour les champs

Agribizz s’est lancée dans l’adaptation des technologies récentes aux besoins de l’agriculture.

L’entreprise était encore en gestation l’an dernier et elle est sortie des fonts baptismaux au début de 2018 seulement. Et pourtant, elle a déjà inscrit des réalisations « satisfaisantes » de son point de vue, à la colonne de ses actifs. Il y a d’abord le gain virtuel que résume le Chief Executive Officer (Ceo) d’Agribizz, Jasmin Choake : « Nous allons mener plusieurs activités en juillet dont l’une consistera à une formation dans le domaine des TIC et de l’agriculture avec l’appui de la coopération internationale. Cela nous ouvrira des portes dans la sous-région de l’Afrique centrale et dans nos recherches de financements, tout au moins, c’est ce que l’on l’espère et assurément, on en sortira mieux outillés. » Tout aussi riche en potentiel, l’autre action à venir d’Agribizz est le concours pour lequel « nous avons été sélectionnés comme cinq autres entreprises innovantes en Afrique par la Société générale qui organise en Algérie. Cette banque veut en effet financer deux solutions qui permettent au secteur informel de bénéficier des services bancaires », annonce son co-promoteur, produit de l’Essec, l’école de commerce de Douala, qui s’est associé à deux jeunes diplômés de droit (dont un Français) pour développer ce business. Pour cette débutante qui espère donc vendre à une grande multinationale un outil à exploiter sous licence, les premiers contrats sont venus du monde agricole. Elle qui se spécialise dans la cartographie à partir de drones, le traitement phytosanitaire des exploitations agricoles par les mêmes moyens, l’analyse des sols, la modélisation des terres en vue d’organiser leur mise en valeur optimale, la conception de logiciels et le marketing digital. Avec cinq coopératives agricoles comme la Coopaferlos dans le Moungo ou le Nyong-et-Kellé, elle a cartographié des hectares de terrain de cultures. Déployée dans un rayon autour de Douala où elle a son siège, Agribizz profite des rencontres organisées au profit des entrepreneurs agricoles pour convaincre de ce qu’elle apporte des solutions adaptées à certains problèmes de l’agriculture. « C’est encore difficile de réaliser ce que nous avons fait à Tiko dans le département voisin du Fako. Nous avons pu déployer davantage nos moyens en termes d’exemples pratiques. Il s’agissait en effet d’une vaste ferme agro-pastorale que nous avons également cartographiée », résume le patron d’Agribizz. Pour autant, M. Choake n’en est pas moins plein d’enthousiasme et de projets. L’entreprise hébergée par son partenaire Will and Brothers qui lui fournit des drones cherche à s’installer dans ses propres locaux et recruter de nouvelles compétences dans l’agroéconomie.

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