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Economie camerounaise: La croissance ralentit à 3,7% en 2017

C’est ce que révèlent les comptes nationaux trimestriels publiés récemment par l’Institut national de la statistique.

En 2017, l’économie camerounaise a réalisé une croissance estimée à 3,7% contre 4,5% en 2016. Soit une diminution de 0,8 point. Ces résultats viennent d’être publiés par l’Institut national de la statistique (INS) dans les Comptes nationaux du 4e trimestre 2017. Si les estimations de l’INS confirment le ralentissement de l’activité économique au cours de l’année écoulée, la performance est légèrement supérieure à celle indiquée par le Fonds monétaire international (FMI). « La croissance économique a ralenti à 3,2 % en 2017, en raison d’une forte baisse de la production pétrolière en dépit du rebond graduel des prix internationaux », notait le fonds dans un communiqué publié le 18 mai dernier à l’issue de la mission effectuée au Cameroun du 27 avril au 14 mai 2018 au titre de l’article IV et de la deuxième revue du programme sous la facilité élargie de crédit (FEC). D’après l’INS, le pays a continué de subir en 2017, « les contrecoups d’une conjoncture internationale fragile, caractérisée par une croissance mondiale molle et une baisse des prix de certains produits de base ». La crise sécuritaire dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest aurait également impacté les activités économiques au plan national. Du côté de l’offre, c’est le secteur tertiaire qui a tiré la croissance, en contribuant à hauteur de 2,5 points à la performance de 2017. Suivi par le secteur primaire (0,4 point) et le secteur secondaire (0,3 point). Par branche d’activité, la croissance a été porté par le commerce, les industries agro-alimentaires, les industries manufacturières, les BTP, l’agriculture vivrière et les services non marchands des administrations. Quant à l’extraction de pétrole brut, elle a eu un impact négatif sur la croissance économique. Du côté de la demande, la performance enregistrée en 2017 est selon l’INS, principalement imputable à la consommation finale des ménages qui contribue de 2,8 points, suivie par la composante privée de l’investissement à hauteur de 2,2 points et dans une moindre mesure, la consommation publique de 0,5 point. S’agissant du 4e trimestre en particulier, le produit intérieur brut (PIB) a enregistré une croissance de 2,4% par rapport à la même période en 2016. Après la baisse observée le trimestre précédent, le secteur primaire, entre octobre et décembre 2017 s’est redressé, impulsé par la bonne tenue de la branche « agriculture vivrière ». Par contre, la baisse de la production de cacao dans les bassins de production a eu un impact négatif sur la branche « agriculture industrielle et d’exportation ». Paradoxalement, on note dans la même période, un accroissement des capacités de transformation des produits d’origine agricole, en particulier le cacao, à l’origine des bons résultats enregistrés dans le secteur secondaire, exception faite des industries extractives.

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