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L’entreprise « Marie et Léon » revient de loin

Le destin de cet institut de beauté doit beaucoup au réajustement managérial que sa propriétaire a heureusement fait.

Sa conseillère en gestion la cite en exemple de résilience. Et elle, Huguette Ngouadjeu, le reconnaît volontiers : « Je suis passée par une période de grandes difficultés. J’ai beaucoup souffert de ne pas savoir organiser et gérer mes affaires. J’avais de la clientèle, mais je recrutais à tout va. Maintenant, je sais rationnaliser les dépenses et maximiser l’utilisation des ressources ». Il y a quelques années par contre, la créatrice de « Marie et Léon » était une jeune patronne peu renseignée des équilibres plus ou moins complexes d’une entreprise comme la sienne, spécialisée dans les soins à la personne : de la manucure au gommage de la peau, en passant par la coiffure et l’onglerie. C’est avec une formation au management urgente, administrée à son chef, que la petite maison mise en route il y a six ans à Douala a pu se maintenir. Elle a même déménagé et permis à sa créatrice de réaliser son rêve de jeune femme. Après huit années passées dans des entreprises similaires, à Douala et à Buea, Mme Ngouadjeu a créé « Marie et Léon », un établissement qui offre des services d’artisanat à partir de 4000 F, comme d’autres, mais avec un plus, marque distinctive du parcours de l’entrepreneure. « Quand on est employé, on peut bien observer les rentrées dans les caisses. Cela ne peut que donner l’envie de se mettre à son propre compte. Voilà pourquoi nombre d’instituts de beauté sont ouverts par d’ex-employés. Il y en a aussi cependant qui sont le fait d’investisseurs qui cherchent simplement à fructifier leur argent. Dans mon cas, j’ai toujours rêvé d’être au service de la beauté parce que moi-même, j’aime présenter un profil agréable aux regards. Voilà pourquoi je mets un point d’honneur à conseiller et satisfaire mes clientes », explique la patronne, elle-même esthéticienne. Dans un secteur fragilisé par l’instabilité des employés (payés à 50.000 F en moyenne, hormis les gratifications), l’avenir de « Marie et Léon » dépendra prioritairement des nouvelles installations qu’il recherche. Les salons et instituts de beauté foisonnent certes, mais « il y en a aussi beaucoup qui ferment », remarque Huguette Ngouadjeu. La concurrence vive et la gestion du personnel, elle pense pouvoir y faire face. « Quand on a des personnes qui quittent un emploi parce qu’on leur a promis 2000 F de plus, c’est très délicat de programmer son développement. Il faut pouvoir être soi-même à la tâche », conseille la chef d’entreprise.

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