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« Nous voulons valoriser les brisures de riz »

Talle, promoteur de Talles Dry Food.

Qu’est-ce qui vous a motivé à confectionner ces sablés de riz ?

Nutritionniste de formation, ma motivation première à fabriquer des biscuits du riz était la valorisation des brisures du riz. Au cours du décorticage du riz, il y a le triage. Les brisures qui en découlent sont faible en aliments nutritifs. Il était question pour moi de les valoriser et leur donner une valeur ajoutée. J’ai incorporé à ces brisures les antioxydants, les fruits forestiers non ligneux ; les fruits du baobab et la fomome bamilis (jujube) qui rendent le produit très riche. La particularité de ces sablés est qu’ils deviennent un produit diététique, un régime amaigrissant, utile pour le consommateur. Ils sont également enrichis aux produits locaux à forte valeur nutritive vendus sur les étals.

Quels sont vos projets à court, moyen et long terme ?

Nous avons besoin d’élargir la surface de séchage. La demande est forte et nous sommes en train de construire de nouveaux séchoirs afin de satisfaire la demande qui s’offre à nous. Le riz étuvé consiste à tremper le riz pendant 24 heures, ensuite le passer à la vapeur et enfin le sécher. Par rapport à la commercialisation, le riz étuvé (riz complet) est un riz très mal connu des Camerounais. Notre souci est de le promouvoir. Sur le long terme, nous voulons entrer en contact avec une agence de voyage qui transportera nos marchandises d’un plus grand centre de vente de riz vers Yaoundé à moindre coût. Ce qui empêchera la pénurie des sablés.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

La première difficulté, c’est l’approvisionnement en riz Paddy (riz non décortiqué). Les bassins d’approvisionnement sont éloignés de notre zone de production. Ainsi, les plus grands détenteurs de grandes surfaces sont des expatriés qui généralement, n’ont pas une politique de développement des produits locaux. De plus, nous rencontrons d’énormes difficultés pour positionner nos produits.

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