loader

Insurafrica: l’accélérateur des polices d’assurance

Mis sur pied depuis 2017, le service de digitalisation des services d’assureurs s’apprête à rentrer sur le marché.

En s’étendant, l’affaire pourrait changer, toutes proportions gardées, la consommation des assurances comme l’irruption des Tic a chamboulé le marché local du transfert d’argent. Insurafrica apporte à la consommation populaire des assurances un vaste champ de possibilités de croissance. La proposition, mûrie depuis deux ans par l’alliance de P2A, société de conseil dirigée par Protais Ayangma, dirigeant vétéran des compagnies d’assurances et des jeunes loups de Pme des Tic : Kmr Star-Up Hub et Abbia Digital. Le service désormais prêt à l’emploi consiste à commercialiser les polices sur Internet à travers les sites des entreprises ou sur des applications de téléphonie mobile. Ainsi les échanges sont facilités entre assureurs et assurés qui gagnent mutuellement en temps, en dépenses de transport, en moyens investis dans la compensation ou la réparation du sinistre. « En cas de sinistre, explique précisément Christian Essame, fondateur de Kmr start-Up Hub, on peut composer le dossier de déclaration en ligne, discuter avec un conseiller à distance ». Plus encore, à travers Insurafrica, l’assuré dispose de toutes les informations relatives à l’usage qu’il peut faire de sa police. Par exemple, tous les établissements de santé (hôpitaux, cabinets médicaux, pharmacies, etc.) liés à une assurance-santé, selon le lieu où se trouve le bénéficiaire peuvent être géolocalisés. Ainsi de suite, pour d’autres domaines comme l’automobile, les voyages. L’outil étant paramétrable pour s’adapter aux besoins des deux parties et de l’assurance envisagée. « On a donc digitalisé les processus qui obligeaient à dépenser en charges évitables », se satisfait M. Essame. S’il est encore trop tôt pour que les usagers finaux de Insurafrica en apprécient la valeur, les assureurs eux y voient déjà des avantages certains. Ils concernent, par exemple , les pertes ou les fraudes sur des dossiers entre les courtiers vendeurs détaillants de polices et les compagnies qui peuvent surveiller à distance les activités des premiers, les pertes et les retards liés aux polices que l’on ne peut renouveler en dehors des jours ouvrables (le digital permettant de le faire à tout moment, même loin de bureaux fermés). Le package d’Insurafrica est déjà sur la table de quelques assureurs qui consentiront à payer un ticket d’entrée pour l’utiliser dès la fin du troisième trimestre de 2018, espèrent les vendeurs. Mais faute d’avoir déjà conclu les premières négociations, les promoteurs n’en dévoilent pas le montant. Une chose est sûre, avec les commissions à reverser sur chaque transaction effectuée via Insurafrica, l’initiative devrait permettre aux investisseurs de rentrer dans leurs frais sur le long terme. Il s’agit de rémunérer un investissement financier et humain (une dizaine d’experts informatique, assurances, communication et marketing y a travaillé).

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles Ă  lire ...


Après les travaux préliminaires débutés e...


Le 30 octobre dernier à Yaoundé, les experts de la douane de l’Afrique centrale et de l’Ouest se sont séparés après deux jours d’échanges et de réflexions sur l’avenir de ce secteur névralgique, à l’aube de la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). L’élaboration des premiers contours du plan stratégique triennal 2019-2022 en vue de faciliter les échanges en est la principale résolution. L’option de la mutualisation des forces, à travers entre autres, l’harmonisation des régimes douaniers et la nu...


La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA) tire la sonnette d’alarme. Le chiffre d’affaires des promoteurs des PME de la place est en baisse selon une récente étude réalisée en mars et avril derniers, disponible sur son site Internet. Sur un échantillon de 241 PME, 44,59% des chefs d’entreprises consultés dans le cadre de l’enquête baromètre 2018 reconnaissent une baisse de chiffre d’affaires en 2017.

L’enquête révèle en outre que les artisans ont été les plus affectés (65%) du fait des condition...