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Joyce for life: Marchandises de qualité cherchent financements

Sûre de son offre, l’entreprise de cosmétique naissante n’en éprouve pas moins la difficulté d’investir pour croître.

Pour des besoins ménagers, dans le Djoum de ses origines, Marie Germaine Ndongo Ndongo avait appris à fabriquer du savon. Un concours de circonstance qui a fini par fonder son entreprise, Joyce for life. Une barque qu’elle mène toute seule dès 2014 quand elle a entamé l’expérience de l’auto-emploi et de la formation professionnelle dirigée vers son ambition. « Au départ, je me trouvais dans mon village et je m’occupais à produire du beurre de cacao. Au cours d’un séminaire relatif aux techniques d’amélioration de ce dérivé, quelqu’un a dit que nous pourrions apprendre à faire nous-mêmes du savon. Je n’avais jamais su cela et j’ai donc sauté sur l’occasion, car j’y voyais une opportunité pour alléger les dépenses à la maison », explique Mme Ndongo. Contre quelque argent, voilà la future chef d’entreprise qui découvre une technique ignorée d’elle. Et qui va supplanter l’activité liée à la transformation du cacao. Profitant de la demande locale, dans son entourage, elle se lance dans une série d’expérimentations qui dureront un an et demi. « J’ai eu du mal à connaître les règles qui permettent de sélectionner au mieux les ingrédients, de bien doser chaque élément. C’est en fouillant sur Internet que j’ai finalement rencontré une nouvelle offre qui m’a définitivement donné mon savoir-faire de base », se satisfait la jeune entrepreneure. De fait, Joyce for life avait plus qu’une difficulté à résoudre. Comment introduire efficacement dans les savons et laits de toilette qu’elle élabore, des substances naturelles destinées à nettoyer et embellir autant qu’ils traitent des maladies ? Car, comme d’autres jeunes Pme de cosmétique, la fabrique venue de Djoum a compris et suivi la tendance « nature » du marché. Après moult efforts, les clefs collectées aussi bien dans la connaissance des plantes et la chimie naturelle lui ont servi à créer une marque qui cherche désormais sa place sur les marchés. Avec une fourchette de prix au-dessus de la moyenne observée dans les rayons, ce n’est plus le client que cherche la marque Joyce for life. Exemple : la vente en gros de deux cents grammes de savon se négocie à 2300 F. Un tube de 250 ml de crème à base d’oignons, pour les cheveux, se vend à 2500 F au détail. Mme Ndongo le confirme : « Le savon se vend de mieux en mieux depuis que nous avons délocalisé à Yaoundé. En moyenne, on réussit à en écouler 150 par mois. » Il reste en fait à la Pme en voie d’éclore, de trouver davantage de débouchés, de disposer d’un fonds de roulement, d’au moins un employé pour aider à la vente et au marketing… « Les acheteurs que nous avons rencontrés sont très intéressés mais notre trésorerie est trop maigre pour supporter nos besoins en dehors de l’entreprise et ceux du business. J’ai même dû renoncer au seul employé permanent que j’avais recruté pour me contenter de travailleurs occasionnels », regrette la patronne en difficulté.

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