loader

« La Fiac peut devenir la plus grande plateforme commerciale d’Afrique centrale »

Pierre Zumbach, président de la Fondation internationale Inter-Progress, organisateur de la Fiac.

Au moment où s’ouvre la toute première Fiac, comment la présenteriez-vous?

L’avènement de cette plateforme inaugurée par la cérémonie officielle qui nous a réuni ce lundi 26 mars 2018, se limite, pour cette première édition à 500 participants exposants qui viennent démontrer leurs talents de vendeurs et d’acheteurs, accompagnés par des animations conviviales dont un grand café de 600 places avec podium pour les prestations artistiques, et des nocturnes où des artistes camerounais viennent valoriser leur talent; des manèges et des jeux pour des enfants des visiteurs.

Douala a déjà l’habitude de rencontres de ce type. Qu’est-ce qui différencie la Fiac des autres événements où public et entreprises se rencontrent ?

La Fiac est le fruit d’une longue réflexion et d’une décision au niveau gouvernemental.  Grande métropole des affaires du Cameroun, regardée de toutes les régions du pays, ouverte sur les océans, laboratoire dynamique de l’économie nationale, partant de l’informel jusqu’aux grands groupes structurés, Douala avait vocation à accueillir cette grande Foire internationale des affaires et du commerce pouvant, avec la participation de tous (entreprises pratiquant le commerce sous toutes ses formes, visiteurs - consommateurs, autorités) se pérenniser et devenir, peu à peu, la plus grande plateforme commerciale en Afrique Centrale. Cette plateforme pourrait ainsi constituer un laboratoire périodique où toutes les techniques de marketing, de vente, de médiatisation et promotion commerciale s’expérimentent par les professionnels du commerce de la petite à la grande entreprise.

Quels publics espérez-vous voir fréquenter la foire durant ces deux semaines ?

Nous souhaitons que les habitants de Douala, de la région du Littoral et au-delà, stimulés par l’excellent soutien des médias, se déplacent pour venir à cette première édition de la Fiac et par là, soutenir leur évènement économique au cœur de la ville pour le mieux vivre de chacun. Il va aussi y avoir des activités spéciales. C’est une plateforme : il pourrait ainsi s’y constituer un laboratoire périodique où toutes les techniques de marketing, de vente, de médiatisation et promotion commerciale s’expérimentent par les professionnels du commerce, de la petite à la grande entreprise.

A quelles conditions pourrez-vous dire à la fin de cette première édition qu’elle pose les prémices d’un grand rayonnement?

La Fiac se développera par les circonstances et les conditions favorables que nous avons rappelées dès l’ouverture. Mais il faut le dire haut et fort : les meilleures potentialités en économie ne sont rien sans la mobilisation d’acteurs motivés, « des agissants » qui transforment en succès, les potentialités identifiées. Le rayonnement dépendra de ce que les acteurs vont en faire. Toutefois, pour nous le plus grand rayonnement est d’être une réponse à ce que les entreprises demandent, d’être collé aux besoins locaux. Nous voulons en fait ne rien inventer mais d’être un concept en harmonie avec l’environnement. Pour cela, on s’engage à faire le mieux

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles à lire ...


Après les travaux préliminaires débutés e...


Le 30 octobre dernier à Yaoundé, les experts de la douane de l’Afrique centrale et de l’Ouest se sont séparés après deux jours d’échanges et de réflexions sur l’avenir de ce secteur névralgique, à l’aube de la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). L’élaboration des premiers contours du plan stratégique triennal 2019-2022 en vue de faciliter les échanges en est la principale résolution. L’option de la mutualisation des forces, à travers entre autres, l’harmonisation des régimes douaniers et la nu...


La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA) tire la sonnette d’alarme. Le chiffre d’affaires des promoteurs des PME de la place est en baisse selon une récente étude réalisée en mars et avril derniers, disponible sur son site Internet. Sur un échantillon de 241 PME, 44,59% des chefs d’entreprises consultés dans le cadre de l’enquête baromètre 2018 reconnaissent une baisse de chiffre d’affaires en 2017.

L’enquête révèle en outre que les artisans ont été les plus affectés (65%) du fait des condition...