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Fiac : Une vitrine pour les produits locaux

De l’artisan à l’industriel en passant par le commerçant, la foire promet de faire de Douala le hub

Sur le guide-affiche à l’entrée, la riche liste des exposants le montre. L’une des marques distinctives de la Foire internationale des affaires et du commerce de Douala (Fiac) est la variété. Les seize jours d’exposition-vente entamés samedi dernier permettent de voir que les participants à la Fiac sont des entreprises issues des trois segments de l’économie nationale (du primaire au tertiaire, de l’agro-industrie à la banque, des fabricants du Made in Cameroon aux filiales d’industries étrangères) et d’ailleurs (Europe, Nigeria, Afrique du Sud, etc.).  

Pour s’en convaincre, prenez à droite après avoir franchi la grille d’entrée du parc de quatre hectares aménagé spécialement à Bépanda-Camtel. Cherchez le rayon de l’électro-ménager, de l’habitat ou du mobilier. Ensuite jetez un coup d’œil au triomphant NTIC : les ordinateurs ; les smartphones; puis pensez au très dynamique secteur de la quincaillerie et du bricolage. Royaume des dames, la vaisselle, la gastronomie, la décoration intérieure et la coiffure aussi ont retenu des espaces plutôt visibles. Autant ou un peu moins que le sport et la remise en forme, les soins du corps et les jeux de société, la santé et la cosmétique. Au fond, quelques-unes des incontournables entreprises de communication. Vers les allées centrales des banques, des compagnies d’assurances… 

La liste s’allongerait encore au point de devenir fastidieuse. Pour mieux exploiter l’opportunité de ce rendez-vous inédit, il faut peut-être alors recourir au fil directeur du « mieux-vendre » et « mieux-consommer » qui inspire la Fiac. Qui n’a pas réuni que les grands de l’économie camerounaise. Au bout d’une des allées commerciales de la foire, la modeste Société coopérative Uttcam venue de Souza, une bourgade à quelque 20 km de Douala. Son patron, Jean Marie Eyab compte bien trouver des clients nouveaux pour son amidon liquide. Près de lui, Gilbert Anagho Bame et ses champignons de Ndop (Ngoketunjia, Nord-Ouest), tient à trouver autant que possible de futurs producteurs et partenaires. Jean Paul Sonna de Law and Governance, une Pme spécialisée dans la vente de textes de lois commentés, aussi :
« Nous sommes à Yaoundé et on espère que Douala va aussi nous accueillir. »

Les plus grands et déjà connus visent par conséquent d’autres objectifs. Les Brasseries du Cameroun ont fait de cette Fiac le comptoir privilégié de rencontre et d’échanges avec les consommateurs de la bière « Castel » et de l’eau minérale « Vitale » avec laquelle ils veulent gagner les parts de marché perdus ces dernières années sur ce segment d’activité. 

Conçue avec la bénédiction des autorités du commerce comme une réunion « sous un même toit en un seul lieu » des sollicitations et souhaits des consommateurs et producteurs, la Fiac veut aussi révéler des tendances. Elle aura donc ses moments de réflexion : rencontres B to B, débats. Le rendez-vous biennal est d’ores et déjà en route vers la ligne de succès qu’elle s’est tracée. Espérant comme tout jeune premier que la très commerciale et populaire Douala lui ouvrira ses bras. Il faut en effet prendre ses marques et s’adapter.

Les comptoirs-pays par exemple seront plus actifs au fur et à mesure que les jours passent. D’aucuns ont promis de couvrir les huit derniers jours. On y verra alors des produits de provenance particulière se singulariser dans une masse riche où le visiteur peut distinguer et discriminer. 

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