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Chine-Cameroun : Les bons fruits de la coopération

Les chiffres sur les échanges commerciaux entre les deux pays sont aussi parlants que les réalisatio

Il faut peut-être partir de ce constat déterminant pour mieux comprendre l’ampleur de la coopération entre le Cameroun et la Chine. Selon de récents rapports, la Chine est à l’heure actuelle le premier partenaire commercial du Cameroun. Inversement, le Cameroun est le deuxième grand bénéficiaire de financements chinois en Afrique. Pour illustrer ce partenariat gagnant-gagnant, il est par exemple rapporté qu’entre les années 2000 et 2014, le Cameroun a capté 1 850 milliards de F d’investissement direct étranger (IDE) en provenance de la Chine. Soit 67% des 2 750 milliards d’IDE global enregistré par le pays sur cette même période. Mieux encore, en 2015, le volume des échanges commerciaux entre les deux partenaires a atteint 1 510, 15 milliards de F.

Pour autant qu’ils soient purement commerciaux ou rigoureusement économiques, ces chiffres n’occultent pas la diversité d’une coopération qui couvre la quasi-totalité des domaines de la vie socio-économique du Cameroun. En témoigne le caractère hétéroclite des différents projets communs, déjà réalisés ou en cours de mise en œuvre. La finalité de cet investissement étant l’amélioration des conditions de vie des populations. Dans ce sens, les actions pour l’amélioration de l’alimentation en eau potable des villes et villages du Cameroun, l’augmentation de l’offre énergétique ou le relèvement de la qualité des télécommunications se démarquent. Entre le projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé à partir du fleuve Sanaga (300 000 à 4 00 000 m3/j), l’alimentation en eau potable de neuf villes (la première phase du projet avait déjà desservi quatre premières localités) ou l’aménagement de 145 forages à motricité humaine dans différentes contrées du pays, les fruits de la coopération sino-camerounaise mettent, pour le dire, de l’eau à la bouche.

Ce  d’autant plus que certains de ces projets, lorsqu’ils ne sont pas financés à titre gracieux par la partie chinoise, le sont par des prêts préférentiels. Les barrages hydroélectriques de Memve’ele, Mekin, Lom-Pangar, Bini à Warak, Lagdo, dans le domaine énergétique ; le port en eau profonde de Kribi, les autoroutes Yaoundé-Douala et Kribi-Lolabe, pour ce qui est des infrastructures ; les stades omnisports de Bafoussam et Limbé, dans le sport ; le projet agro-industriel de Nanga-Eboko ou le lycée technique agricole de Yabassi, dans l’agriculture ; la pose de la fibre optique, dans le domaine des télécommunications sont autant de projets qui ont bénéficié de l’apport financier ou technique de la partie chinoise. Ils ont d’autant plus d’importance, dans la logique de John Maynard Keynes qui veut qu’une bouteille d’eau coûte plus cher dans le désert qu’aux abords d’un cours d’eau, que le Cameroun est aujourd’hui en quête de partenaires fidèles pour l’accompagner dans sa marche vers l’émergence.    

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