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Infrastructures d’accueil : De nouvelles structures voient le jour

Restaurants, hôtels, snack-bars… ne manquent pas à l’appel de la reprise des activités économiques d

Parmi les trois nouveaux hôtels de la ville de Mora, deux sont déjà fonctionnels. Le troisième le sera bientôt. Dans cette onde de vibration dans la reprise des activités économiques dans cette partie du pays qui a subi les affres du groupe Boko Haram, les établissements hôteliers, de tourisme et de loisirs ne trainent pas le pas. « A l’état actuel, nous observons un frémissement. Il y a une petite reprise qu’on peut estimer à 30 % depuis à peu près un mois. Cela a été rendu possible et perceptible parce qu’il y a l’accalmie », confirme Me Koho Tassaba, président du bureau départemental du Syndicat patronal de l’industrie de l’hôtellerie et du tourisme (SPIHT). 

« Les activités reprennent un peu, mais c’est encore la clientèle interne qu’on enregistre le plus, c’est-à-dire les nationaux. Il n’y a pas encore d’étrangers. Cependant, il y a quelques membres d’ONG qui viennent de temps en temps »
renchérit Maymillion, une femme d’affaires bien connue à Mora. D’ailleurs, d’après cette tenancière d’établissements de loisirs, sur autorisation du sous-préfet, l’heure de clôture des bars jusque-là fixé à 20h a été rallongé jusqu’à 22h.

Pour encourager l’activité touristique, les opérateurs du secteur se sont regroupés en syndicat. Parmi les recommandations qu’ils formulent pour plus de dynamisme : l’amélioration de l’accueil et la construction de nouvelles structures pour accompagner les activités économiques. Un tour de ville à Mora fait constater que la ville est réellement en chantier car « il faut accueillir les étrangers qui seront de passage, c’est pourquoi un accent est mis sur les infrastructures d’accueil et de loisirs. Les petits restaurants poussent comme des champignons. Il y a plusieurs hôtels en construction. La délégation départementale du Tourisme et des Loisirs nous accompagne bien dans ce domaine-là », renchérit Abdoulaye Alias Krimo, promoteur du restaurant ‘’Krimo’’ à Mora. Toutefois, fait-il remarquer,
« l’après-guerre est difficile, nous souhaitons qu’il y ait un plan Marshall spécialement pour nous soutenir dans cette reprise, parce que la guerre nous a tout pris.

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