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Route Maroua-Kousseri : Le catalyseur des échanges transfrontaliers

Le lancement des travaux de réhabilitation le 1er mars dernier par le ministre des Travaux publics à

La relance des échanges transfrontaliers entre le Cameroun, le Nigeria, le Tchad, voire au-delà de ces pays, passera inévitablement par la Nationale N°1 sur le tronçon Maroua-Mora-Dabanga-Kousseri, longue de 273 kilomètres. Voilà ce qui explique la forte mobilisation des élites extérieures et intérieurs de la région de l’Extrême-Nord à la cérémonie de lancement des travaux qui s’est déroulée le 1er mars dernier à Kousseri en présence des ministres camerounais en charge des travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, de l’économie, Alamine Ousmane Mey et de la défense, Joseph Beti Assomo. 

La cérémonie de Kousseri, dans les faits, était le déclanchement d’un nouvel espoir pour les opérateurs économiques, fatigués de subir, le mauvais état de la route et l’insécurité transfrontalière. Avec le lancement des travaux de réhabilitation, « cette route, une fois réalisée ne va pas seulement profiter à la région de l’Extrême-Nord. C’est tout le pays voire toute l’Afrique qui gagnera », fait remarquer Aladji Mahamat Tom Talaf, opérateur économique basé à Kousseri. « C’est pourquoi je remercie vraiment le chef de l’Etat. Vivement que les travaux se déroulent sans incidents et s’achèvent le plus vite possible », poursuit-il. 

Pour accélérer les travaux sur le terrain, le tronçon est divisé en deux grands lots. Le premier, Maroua-Mora, est long de 61 km, pour un montant global de 35 milliards de F. Ici, les travaux sont déjà exécutés à plus de 30 %. Le deuxième lot, long de 212 km, d’un coût de 70 milliards de F est financé par l’Etat du Cameroun et la Banque mondiale. Ces travaux seront effectués en régie axée sur les résultats par le Génie militaire qui, en plus de disposer d’une expertise dans le domaine du génie civil, peut également conduire des missions de sécurité. 

L’axe routier Maroua-Kousseri qui va ainsi être réhabilité est d’une importance capitale non seulement pour la région de l’Extrême-Nord, mais aussi pour le Cameroun, voire pour toute l’Afrique centrale. Il est en effet très sollicité pour le commerce transfrontalier, surtout entre le Cameroun, le Nigeria et le Tchad… C’est en effet par ici que passe l’essentiel des marchandises qui transitent vers le Tchad en provenance ou en partance vers le port de Douala ou des villes frontalières du Nigeria. En dehors du bitumage de ce tronçon, d’autres travaux sont prévus, notamment le contournement de la ville de Kousseri sur 7 km, la réalisation d’équipements sociaux sur toute la zone du projet : forages, salles de classe et tables-bancs ; la construction de deux stations de pesage.

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