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Brevets cherchent investisseurs

La recherche aboutit à de nombreux résultats qui ne sont malheureusement pas exploités pour défaut d

a médecine traditionnelle a bien évolué au Cameroun et est ancrée dans les habitudes des populations. Les chiffres sont fort évocateurs : 80% de notre population se soigne grâce à la médecine traditionnelle avec à l’appui, des milliers de tradi-praticiens disséminés dans tout le territoire. Et tout récemment, quatre brevets obtenus dans le domaine de la fabrication des médicaments illustrent à suffisance le potentiel de cette médecine. Cependant, les résultats de la recherche ne sont pas toujours valorisés. L’usine de fabrication de médicaments en construction au quartier Nkomo à Yaoundé constitue une piste de solution. Elle produira le Casmyc contre les mycoses, le Rhymatyl qui traite le rhumatisme, le Malarone médicament antipaludéen et le cicatrisant Tabercine dont les brevets ont été obtenus, en plus de certains médicaments essentiels. Les équipements sont déjà prêts en attendant les locaux qui vont les abriter. Mais le potentiel de la médecine traditionnelle au Cameroun exige plus. Selon le Pr. Jean Louis Essame Oyono, directeur de l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales (IMPM), « la recherche a beaucoup de brevets mais il manque des partenaires pour les valoriser ». Sur le plan floristique, une étude menée grâce aux financements de l’Union africaine a permis de dénombrer plus de 6000 plantes médicinales. En outre, l’IMPM compte environ 200 chercheurs dans ses laboratoires. Ils travaillent entre autres à l’amélioration des médicaments traditionnels pour les présenter sous forme de comprimés, gélules et sirop. Les gélules de Viralcide dans le traitement du VIH/SIDA constituent une illustration de ce travail.

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