loader

Ngaoundéré : Une boucherie-charcuterie en projet

L’étude de faisabilité et le business plan ont été présentés au public par la CCIMA et l’ENSAI la se

L’Adamaoua est une terre d’élevage des bovins. La région ravitaille en viandes et en produits carnés de nombreuses localités du pays. Mais le secteur de l’abattage et de la distribution des viandes laisse apparaître de multiples dangers en matière de santé publique. Car, les conditions d’hygiène d’abattage des animaux, le transport et l’exposition en vue de la vente sont mauvaises. Constat fait par la délégation régionale de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat (CCIMA) pour l’Adamaoua au cours d’une mission de compagnonnage artisanal sur la boucherie à Ngaoundéré en 2014. Une situation préoccupante qui continue d’exposer les consommateurs aux maladies. C’est pour répondre à ces problèmes que la CCIMA, l’Ecole nationale supérieure des sciences agro-industrielles (ENSAI) de l’Université de Ngaoundéré travaillent un projet de création d’une maison de services de la boucherie-charcuterie à Ngaoundéré.

D’une valeur de près de 400 millions de F, son étude de faisabilité et le Business Plan ont été présentés aux acteurs du secteur et au public la semaine dernière à Ngaoundéré. « Dans la chaîne, il s’agit de commercialiser de la viande saine dans les normes. Or, dans les activités permanentes, la viande arrive au niveau des bouchers avec des problèmes de distribution, de conservation et autres. Il faudrait qu’il y ait des infrastructures adéquates et des personnes compétentes en la matière. C’est un processus qu’on déclenche pour le secteur de la distribution de viande. Il s’agit d’un centre de renforcement des capacités des bouchers qui va permettre la mise à leur disposition des matériels adéquats pour leur activité. Il va également permettre la création d’emplois »,
indique Abbo Mohamadou, délégué régional de la CCIMA pour l’Adamaoua. Ce vaste investissement vient apporter une plus-value dans le secteur. Car, l’Etat à travers le Plan d’urgence triennal, a mis sur pied l’abattoir industriel et frigorifique à Ngaoundéré pour moderniser ce secteur.

 

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles à lire ...


Après les travaux préliminaires débutés e...


Le 30 octobre dernier à Yaoundé, les experts de la douane de l’Afrique centrale et de l’Ouest se sont séparés après deux jours d’échanges et de réflexions sur l’avenir de ce secteur névralgique, à l’aube de la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). L’élaboration des premiers contours du plan stratégique triennal 2019-2022 en vue de faciliter les échanges en est la principale résolution. L’option de la mutualisation des forces, à travers entre autres, l’harmonisation des régimes douaniers et la nu...


La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA) tire la sonnette d’alarme. Le chiffre d’affaires des promoteurs des PME de la place est en baisse selon une récente étude réalisée en mars et avril derniers, disponible sur son site Internet. Sur un échantillon de 241 PME, 44,59% des chefs d’entreprises consultés dans le cadre de l’enquête baromètre 2018 reconnaissent une baisse de chiffre d’affaires en 2017.

L’enquête révèle en outre que les artisans ont été les plus affectés (65%) du fait des condition...