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Chantiers routiers : Tibati expérimente l’approche HIMO

Cette technique visant à améliorer la voirie urbaine va générer 130 emplois.

D’ici la fin d’année, les différentes artères de la ville de Tibati, chef-lieu du département du Djérem dans l’Adamaoua, auront un meilleur visage. Le projet de réhabilitation en Haute intensité de main-d’œuvre (Himo) de la voirie urbaine a été lancé le 9 février dernier à Tibati. La consistance des travaux démarrés en décembre 2017 porte sur le désherbage, la construction des dalots, des fossés sur 100 m², la fabrication des pavés et la pose des pavés sur 700 m de chaussée. D’après le coordonnateur de l’Unité technique de Haute intensité de main-d’œuvre (Himo) au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Médard Kouatchou, le coût total du projet est de 152 millions de F. D’une durée de huit mois, le projet va générer 130 emplois, dont une trentaine pour les femmes. 

Les itinéraires retenus vont du carrefour Bobo Hamadjida au carrefour Mourtala (CDE) long de 400 mètres et du carrefour Mourtala (CDE) au carrefour hôpital de district de Tibati sur un linéaire de 400 mètres. Le recours à l’approche HIMO vise entre autres objectifs l’utilisation intensive des matériaux localement disponibles (sable, latérite, moellons, gravier, etc.), le développement des aptitudes techniques en BTP de la main-d’œuvre locale non qualifiée (formation in situ des travailleurs non qualifiés). Un autre volet est lié à l’amélioration du niveau de vie des populations riveraines par une meilleure redistribution des revenus tirés du développement des activités induites par le projet, notamment les salaires directs versés aux travailleurs, les coûts d’acquisition des matériaux localement disponibles.

D’après le maire de Tibati, Dahirou Hamadou, l’approche Himo a ceci d’important qu’« elle permet de recruter une main-d’œuvre locale en nombre important. Les couches sociales les plus pauvres et vulnérables sont privilégiées dans cette démarche. Il y a aussi une économie locale qui se développe parce que les matériaux utilisés proviennent de la localité », explique le magistrat municipal.    

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