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Ressources : Les fonds publics renforcés par l’appui des partenaires

Le budget 2018 prévoit plus de 10 milliards de F pour la recherche. Près de 23 milliards de F alloué

L’enveloppe budgétaire de l’Etat du Cameroun pour l’année en cours est de 4513,5 milliards de F. Dans cette enveloppe, la dotation du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI) est de 10,3 milliards de F, soit une hausse de près de deux milliards de F par rapport au budget 2017 qui était de 8,584 milliards de F. Pour cet exercice, 3,610 milliards de F seront consacrés à l’investissement, soit un peu plus de 35% du budget du MINRESI. Et c’est dans ce montant que seront prélevés les fonds destinés à la recherche (voir interview du MINRESI ci-contre). En effet, devant la Commission du Budget et des Finances de l’Assemblée nationale en décembre dernier, le MINRESI, Madeleine Tchuinté, soulignait que deux programmes majeurs seront à l’honneur cette année, parmi lesquels l’intensification de la recherche.

Malgré une augmentation du budget de ce département ministériel par rapport à l’année dernière, un regard rétrospectif permet de constater une évolution de cette enveloppe en dent de scie. Par exemple en 2016, ce département ministériel a bénéficié d’une allocation de 12, 8 milliards de F contre 13, 847 milliards de F en 2015. Dans la plupart des cas, elle n’excède pas 0,5% du budget global de l’Etat. Dès lors, le guichet étatique ne peut assurer à lui seul le financement et la vulgarisation des résultats de la recherche. 

Selon l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), 816 dépôts pour brevets émanant du Cameroun ont été enregistrés en 2016. La même source précise que le domaine pharmaceutique représente 46,55% des demandes de brevets formulées entre 2002 et 2016. De même, la dernière édition des Journées d’Excellence, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Jersic), tenue du 21 au 23 février derniers à Yaoundé, a permis de mettre en vitrine le génie des chercheurs camerounais avec plus de 80 nouvelles inventions présentées au public. L’un des exposants, Maleh Richard, a présenté sa machine à recycler du plastique en goudron. Il a dû mettre la main dans la poche pour faire émerger le premier prototype, soit un peu plus de 500 000 F. Venu dans l’espoir de gagner un prix, synonyme de financement, il a prévu une alternative en cas d’échec. Il s’agit de fédérer plusieurs personnes autour du développement de ce prototype et de partager les bénéfices au prorata de la participation de chacun.

La piste des concours nationaux et internationaux est aussi à explorer pour les chercheurs locaux en quête de financements. Outre des prix en espèces, les vainqueurs bénéficient souvent d’un accompagnement technique pour le perfectionnement de leurs inventions.

 

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