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« L’artisanat est un secteur porteur »

Ibrahim Iya, délégué régional des Petites et Moyennes entreprises, de l’Artisanat et de l’Economie s

Comment s’opère l’intégration de l’esprit entrepreneurial dans la région de l’Adamaoua ?

Le Centre de formalités de création des entreprises (CFCE) de Ngaoundéré a été inauguré en janvier 2017. Ce centre est un lieu géographique où se regroupent toutes les administrations qui interviennent dans le processus de création d’entreprises. La politique gouvernementale vise à valoriser l’esprit entrepreneurial en rendant facile la création d’une entreprise en 72 heures. Les frais s’élèvent à 41 500 F. Le développement de l’économie numérique offre également l’opportunité de créer des établissements en ligne à travers www.mybusiness.cm. 

Que prévoit la convention signée entre l’université de Ngaoundéré et le ministère des Petites et Moyennes entreprises, de l’Artisanat et de l’Economie sociale (MINPMEESA) pour héberger les incubateurs d’entreprises ?

Le gouvernement, par le biais du MINPMEESA, a signé des conventions avec des universités d’Etat et des grandes écoles pour héberger les incubateurs d’ntreprises. A l’Université de Ngaoundéré, cet incubateur est logé à l’Ecole nationale supérieure des sciences agro-industrielles (ENSAI). Le MINPMEESA a mis à la disposition de cette grande école, un appui financier de 150 millions de F pour soutenir les charges de fonctionnement et financer quelques projets porteurs d’entreprises naissantes. Aujourd’hui, le projet se déroule bien sur le terrain.

Quel encadrement avez-vous apporté au secteur de l’artisanat et aux organisations relevant de l’économie sociale ?

Pour les organisations relevant de l’économie sociale, je vous dirai qu’en plus des missions d’encadrement et d’accompagnement, le ministère accorde des appuis financiers et des subventions pour booster leur développement et créer des richesses et des emplois. Pour le compte de l’année budgétaire 2018, une enveloppe de 25 millions de F est accordée aux organisations de l’économie sociale dans l’Adamaoua. Pour ce qui est des artisans, ils reçoivent des appuis multiformes. Le ministère a jugé nécessaire de mettre en place des villages artisanaux et des vitrines artisanales qui sont des structures d’encadrement collectif des activités de production, d’exposition, de commercialisation et d’animation réservées aux artisans. Et tous les jours, nous leur donnons des conseils pour pouvoir s’améliorer.

 

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