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« Nous voulons le labéliser »

Berlyne Djomaleu, promotrice du « Miel de Baboné ».

Pourquoi vous êtes-vous lancée dans la production et la commercialisation du miel ?

Mon idée de départ était de joindre l’utile à l’agréable. Mettre sur pied une activité qui devait être rentable, mettre en exergue la valeur du patrimoine local et contribuer à réduire l’exode rural. En faisant venir à Baboné les touristes, les groupes de colonies de vacanciers et des familles expatriées en congés, je cherchais les petits cadeaux avec lesquels ils peuvent repartir et les garder en souvenir de ce coin. En me rappelant de quelques ruches traditionnelles qu’avaient installées certains aînés et qui fournissaient un miel succulent, j’ai mis sur pied les premières ruches. Pour savoir si le miel était bon avant d’en offrir aux autres, j’ai commencé à distribuer les premières récoltes. Les gens ont certainement aimé. J’ai commencé par être assaillie par des sollicitations et les commandes qui venaient tant des consommateurs locaux que des expatriés.

Qu’est-ce qui fait la particularité du Miel de Baboné ?

La particularité du miel de Baboné découle d’abord du fait que c’est un miel bio et naturel, avec des abeilles qui se nourrissent d’une manière particulière pour le produire. La floriculture locale émane des arbres tel que les eucalyptus et d’une diversité de fleurs locales. Il en résulte un miel apprécié pour ses vertus nutritives et médicinales avérées. Ceux qui consomment le miel de Baboné apprécient son goût savoureux et son parfum particulier. D’après les scientifiques, ce miel contient des antibiotiques et des antifongiques. En attendant que l’équipe de scientifiques français qui a pris ce miel pour l’étudier dans leurs laboratoires nous fassent parvenir leurs résultats, plusieurs personnes exerçant dans le corps de la santé nous apprennent qu’ils utilisent ce miel pour soigner les maux de gorge, les diabétiques, les plaies résistantes puisque c’est un parfait cicatrisant. Il est aussi approprié pour lutter contre le rhume, la constipation, la gueule de bois, la fatigue et les soins corporels.

Comment vous organisez-vous pour assurer la vulgarisation et la commercialisation de ce miel ? 

Nous avons d’abord mis l’accent sur la qualité du produit et son conditionnement. Ceci fait, nous voulons densifier la production. Actuellement, ce que nous produisons est entièrement pris. Donc, ça ne sert à rien de prendre plus de commandes si on ne peut pas les satisfaire dans le délais. C’est pour cela que nous multiplions des séances de formation avec la population locale. Si chaque habitant de Baboné peut avoir cinq à dix bonnes ruches, on va densifier fortement nos récoltes. Parce que nous voulons non seulement vendre le miel, mais aussi multiplier la transformation des produits dérivés du miel. Nous voulons bien faire connaître ce miel et ses vertus, le labéliser et bien le commercialiser.

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