loader

L'Enquête de la semaine

View point

“Exportation of Oku White Honey Will Begin Soon”

George Bang, President Oku White Honey Producers’ Cooperative Society.

“Production is increasing and the quality too is being improved upon. Last year (2017), production rose to 15 tons from an average of 12-13 tons per year. Production is still expected to increase because more people are registering into the cooperative. Last year, we had 15 more persons who registered and more are promising to come this year. We sell our products in supermarkets such as Mahima, Santa Lucia etc. and other big shops in Yaounde, Douala, Bamenda and Kumbo. Exportation will begin before June because we have signed a partnership with one exporter who already has a licence and other necessary documents. With the harvest season on now, maybe the first consignment will be exported before June.  We have the problem of acquiring the necessary equipment to industrialise our production. We lack Machinery to facilitate processing and packaging and the extraction of by-products like the bee wax and honey drink that could be bottled and sold as well. Now, we sell locally to people who provide their containers and they pay for the volume cost. Rather, if it was packaged, the value added would have improved the income of producers.” 

 

« Il faut plus de moyens financiers pour transformer »

Emmanuel Fozoh, directeur général de l’est Fozoh et Fils, basé à Bertoua.

« Dans la transformation de bois, nous qui sommes en règle n’avons pas de problème particulier pour développer nos activités. Je transforme depuis fin 2015 tout genre de bois avec prioritairement un accent sur l’Ayous et le Tofar que je transforme en lattes de charpente. Par mois, je produis environ 100 m3. Mais, si j’obtiens les financements, je peux aller à une production mensuelle de 200 m3. Et je préfère acheter le bois dans les unités forestières d’aménagement (UFA). Avec elles, je n’ai pas de problème de stock comme dans les forêts communautaires où les stocks sont limités. Jusqu’ici, je transforme sans problème, mais il nous faut plus de moyens financiers pour accroître la production et satisfaire la demande. J’ai sollicité auprès de l’Etat un appui financier de plus de 25 millions de F. C’est essentiellement pour ajouter une tête de scille parce que j’ai deux déligneuses, un Vasse mil. J’ai plus de 10 employés permanents, affiliés à la Cnps ».

 

« Une filière en sciences du papier ouverteà Mbalmayo »

Olivier Ndiapi, ingénieur en technologie du bois.

«Le Cameroun qui regorge d’importantes ressources ligneuses gagnerait à optimiser l’exploitation de la pâte à papier en multipliant leurs axes de valorisation. La transformation du bois à pâte de papier n’est pas nouvelle au Cameroun. Dans les années 80, la Cellucam avait été construite à cet effet. Elle était la première plus grande usine de pâte à papier en Afrique tropicale. Elle a  fermé quatre ans après son inauguration pour des raisons techniques et conjoncturelles. Pour se lancer dans la fabrication de la pâte à papier, il faut mener une étude diagnostic de Cellucam pour mieux comprendre pourquoi elle n’a pas pu fonctionner et éviter ainsi que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ensuite, il faut de la matière première (bois). Le Cameroun en dispose assez et en qualité. Toutefois, à ce niveau, il faut tenir compte des contraintes dans l’approvisionnement à l’instar de l’état du réseau routier. L’industrie de la pâte à papier est hautement spécialisée et nécessite un investissement en formation conséquent. La complexité technologique y est élevée. L’Etat, pour pallier cette difficulté, a ouvert une filière en sciences du papier à Mbalmayo dépendant de l’Université de Yaoundé I. Cependant, le chemin reste long. Il serait souhaitable, après avoir investi dans la transformation du bois en pâte à papier, de construire  des usines qui exploiteraient cette matière première en favorisant des économies à large échelle».

 

« La demande en Okok est de plus en plus forte »

Pierre Ayissi Nnanga, coordonnateur national du Programme d’appui à la promotion de la culture d’Okok (PAPCO).

« Le Programme d’appui à la promotion de la culture d’Okok (PAPCO) est mis en œuvre depuis une dizaine d’années. Depuis lors, nous avons procédé à des sensibilisations et au renforcement des capacités des acteurs de la filière. Nous avons également apporté un coup de pouce à la production par l’encadrement des pépiniéristes privés et la construction du Centre de formation et de production des plants d’Okok de Nkolossananga dans l’arrondissement de Monatélé. L’Okok est une source inestimable de richesses et d’emplois. Nous avons dénombré au moins 25 procédés de transformation de cette plante, lesquels sont autant de segments sur lesquels les agriculteurs camerounais peuvent se positionner et faire des profits. Par ailleurs, en 2012, 5000 tonnes d’okok étaient commercialisées au Cameroun dont 80% exportées vers le Nigeria. Aujourd’hui, ce pays n’est plus le seul marché possible de notre Okok. La demande est de plus en plus forte dans les pays d’Europe, d’Asie, d’Amérique du Nord et même d’Afrique qui exploitent les vertus de cette plante dans leurs industries ».

 

 

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles à lire ...


Après les travaux préliminaires débutés e...


Le 30 octobre dernier à Yaoundé, les experts de la douane de l’Afrique centrale et de l’Ouest se sont séparés après deux jours d’échanges et de réflexions sur l’avenir de ce secteur névralgique, à l’aube de la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). L’élaboration des premiers contours du plan stratégique triennal 2019-2022 en vue de faciliter les échanges en est la principale résolution. L’option de la mutualisation des forces, à travers entre autres, l’harmonisation des régimes douaniers et la nu...


La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA) tire la sonnette d’alarme. Le chiffre d’affaires des promoteurs des PME de la place est en baisse selon une récente étude réalisée en mars et avril derniers, disponible sur son site Internet. Sur un échantillon de 241 PME, 44,59% des chefs d’entreprises consultés dans le cadre de l’enquête baromètre 2018 reconnaissent une baisse de chiffre d’affaires en 2017.

L’enquête révèle en outre que les artisans ont été les plus affectés (65%) du fait des condition...