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« Les financements visent à faire des jeunes des acteurs de développement »

Abdoul-Karim Nassourou, coordonnateur du Fonds national d’insertion des jeunes (FONIJ).

Quel est l’objectif recherché par les pouvoirs publics à travers les récents financements octroyés dans le cadre du Plan triennal « spécial jeunes », volet économie numérique ? 

L’objectif visé par le gouvernement est d’accompagner ces jeunes dans leur insertion socio-économique, de les autonomiser et de leur permettre de devenir des acteurs de développement qui pourraient contribuer à la croissance économique du pays. Pour ce qui concerne les jeunes de l’économie numérique, le président de la République, lors de son adresse à la jeunesse le 10 février 2016, a invité les jeunes à se lancer dans des domaines prioritaires porteurs de croissance, parmi lesquels le numérique. Toutes les économies du monde sont basées sur le numérique. Il faut donc développer, promouvoir cette filière afin que le Cameroun puisse en tirer profit. C’est pourquoi le président de la République a bien voulu doter les étudiants d’un ordinateur. Les 500 000 ordinateurs vont permettre de réduire la fracture numérique et stimuler l’inventivité des jeunes. 

Comment se déroule le mécanisme de financement ?

Lorsque les business-plan proposés sont déposés au guichet de financement du Fonds national d’insertion des jeunes (FONIJ), une instance décisionnelle qu’est le Comité de crédit présidé par les partenaires financiers du ministère de la Jeunesse et de l’Education civique (MINJEC) statue. Il s’agit de professionnels en matière de micro-crédits, d’octroi de crédits et de recouvrement. Lorsque le comité de crédit a validé le projet, le jeune va ouvrir un compte dans l’une des banques partenaires proches du lieu de son activité, pour la mise à disposition des fonds. Lorsqu’il ouvre le compte, il est approvisionné à hauteur du montant validé par le comité de crédit. Après cela, le jeune commence à décaisser son argent pour réaliser son projet en fonction des phases dudit projet. L’idée est de ne pas donner de l’argent cash aux jeunes. 

Qu’en est-il du recouvrement des fonds alloués ?

Jusqu’à ce que le jeune bénéficiaire s’installe, le comité de crédit lui donne un différé. Après cette période de grâce, il commence à rembourser progressivement pendant la durée du crédit. Le recouvrement est assuré par l’établissement financier partenaire où il a ouvert son compte, ainsi que par les responsables déconcentrés du MINJEC et les organisations intermédiaires. Le gouvernement a mis des garanties pour se rassurer que l’argent va servir pour les besoins de la cause. Et après ce remboursement, cet argent sera affecté à d’autres jeunes. D’où la pérennisation des fonds. 

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