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Système financier sous régional : Risques maîtrisés en 2016

Principale leçon à retenir de la revue du comité de stabilité mis sur pied par le Règlement N°4/CEMA

La Revue de la stabilité financière en Afrique centrale pour le compte de l’année 2016 vient d’être publiée par la BEAC. L’institut d’émission assure le secrétariat du Comité de stabilité financière en Afrique centrale (CSF-AC) chargé d’élaborer ce document qui renseigne entre autres sur les principaux risques pesant sur le système financier sous-régional. Ce comité est une instance collégiale dont la mission est de promouvoir la stabilité financière et de prévenir les risques systémiques. L’appréciation des risques sur le système financier sous-régional passe en revue sept catégories de risques : risque pays, risque macroéconomique, risque de crédit, risque de marché, risque de liquidité, risque de solvabilité et risque opérationnel.

S’agissant du risque pays, du risque macroéconomique et du risque opérationnel, leur niveau est resté élevé en 2016, tout comme en 2015. Le risque de marché lui, est resté faible sur la période sous revue. Tandis que pour le risque de liquidité et le risque de solvabilité, on est passé d’un niveau faible en 2015 à celui de modéré en 2016. Quant au risque de crédit, il est resté modéré. Ce qu’il faut retenir concernant l’année 2016, c’est que le « système financier sous régional est resté globalement solide, mais les risques se sont accrus », note la revue. 

S’agissant des institutions financières, la revue note leur résilience. Elles ont pu en effet, accroître le volume de leurs activités et maîtriser les risques inhérents à leur secteur. Ce qui n’est pas le cas de la microfinance. Ce secteur est resté fragile et on y a enregistré le non-respect de plusieurs normes prudentielles. Du côté des marchés des capitaux, la Banque centrale a doublé ses avances au système bancaire sur le marché sous-régional. Les Trésors publics ont accru leur demande de liquidité de plus de 90% sur le marché des titres publics, tandis que la capitalisation boursière des marchés financiers s’est améliorée. S’agissant des infrastructures de marché, elles continuent à se développer. Dans cet autre segment, on relève l’entrée en production des cartes GIMAC et l’intensification de l’activité d’émission de la monnaie électronique. 

De manière générale, la diversification des économies reste l’une des principales recommandations du Comité pour atténuer les effets des chocs sur les revenus des Etats.

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