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Maïs, mil, sorgho... : Plus de 5123 tonnes de semences à produire

Le Projet céréales s’apprête à diffuser cette quantité pour la prochaine saison. Une niche à explore

Plus de 10 000 variétés de semences sont développées chaque année dans les laboratoires de l’IRAD pour une production agricole qui s’adapte à l’environnement, au climat, à la nature du sol, aux saisons et aux zones agro écologiques du Cameroun. Du riz, du sésame, des arachides, du maïs, du café, du cacao, etc. Ces semences qui vont des céréales aux plantes fruitières, représentent pourtant une manne pour des acteurs qui se trouvent être au bout de la chaine, mais dont on entend peu parler : ce sont des multiplicateurs de semences. Ceux-ci doivent juste remplir une fiche technique qui sera utilisé par les contrôleurs du MINADER, afin d’inspecter les champs semenciers, les types d’intrants utilisés entre autres. Un suivi pour la qualité en quelque sorte. Pour la prochaine campagne agricole, ces multiplicateurs ont été sollicités pour effectuer une estimation des semences à multiplier. Le Projet national d’appui au développement des cultures des céréales (PNADCC) estime ainsi le besoin à 5123 tonnes par les multiplicateurs des semences de maïs, mil et sorgho. Là encore, explique-t-on au PNADCC, « ce sont des estimations qui peuvent baisser ou augmenter lors de l’évaluation et la confrontation des besoins exacts ». 

Calculette en main, Daniel Gao, de l’unité de production des céréales au (PNADCC), démontre « qu’à raison de 700 F le kilogramme de la semence, il y a de quoi tirer le bon parti pour les multiplicateurs ». 

En fonction des commandes du MINADER, l’IRAD produit chaque année des quantités de semences à diffuser à la veille d’une campagne agricole. Ce sont des variétés améliorées dont les rendements sont connus. Ils viendront en appui aux détenteurs des variétés locales. Le but étant d’accompagner et de suivre en cas de besoin. Les producteurs de semences locaux en activités, bénéficient d’un suivi sur les variétés disponibles localement en très faible quantité, tout comme sur celles qui sont certifiées. Selon les besoins exprimés, 252 tonnes de semences de maïs hybrides et 4279 tonnes de semences de maïs composites ont été demandés par les multiplicateurs rencontrés sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui porte à 4531 tonnes de maïs attendus. 

Pour le mil, les estimations de la région de l’Extrême-Nord sont de 15 tonnes. En ce qui concerne le sorgho, la région du Nord attend 4 tonnes et la région de l’Extrême-Nord 294 tonnes. Outre cette quantité, 279 tonnes de sorgho SP devront être acheminées le moment venu vers les paysans de l’Extrême-Nord. Cela pourrait être revue à la hausse explique-t-on au PNACC, en fonction des évaluations qui seront effectuées d’ici la période de livraison. Une mission du Projet national d’appui à la production du matériel végétal de qualité (PAP-MV) s’est rendue le 25 janvier dernier au PNACC afin d’avoir les estimations des quantités de semences à fournir aux producteurs pour la prochaine saison.

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