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Placement : Les titres publics camerounais toujours crédibles

Avec des taux d’intérêt bas et des souscriptions largement au-dessus des sommes demandées, les bons

Le Cameroun vient de réaliser une autre sortie couronnée de succès sur le marché des titres publics de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Le 17 janvier dernier, l’Etat du Cameroun a procédé à une émission de bons du Trésor assimilables. Cette opération s’est soldée par un taux de souscription de plus de 300%. Le Cameroun, à la recherche de cinq milliards de F, s’est vu proposer 15,82 milliards de F, d’après le communiqué rendant compte des résultats des adjudications rendu public par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey. La même source précise que le Cameroun n’a retenu que cinq milliards de F. Le pays renoue ainsi avec le succès sur le marché monétaire après les émissions du 13 et du 27 décembre derniers qui ont connu des taux de souscription inférieurs au montant demandé. Pour les deux opérations, le Cameroun recherchait respectivement sept milliards de F et 10 milliards de F. Il s’en est sorti avec quatre milliards à chaque fois. Une situation qui n’a rien d’exceptionnel. Dans une interview accordée au quotidien Cameroon Tribune, le Directeur général du Trésor, de la coopération monétaire et financière, Sylvester Moh Tangongho, a relevé qu’il valait mieux se rendre sur les marchés financiers en début d’année. En effet, la majorité des entreprises clôturent leurs exercices en fin d’année. Elles sont de ce fait moins enclines à investir.

Raison pour laquelle l’activité a démarré en beauté ce début d’année pour le Cameroun. Et l’Etat en profite pour faire de bonnes affaires en empruntant à des taux d’intérêt moins élevés que la plupart des autres pays de la sous-région. Un croisement des taux d’intérêt des titres publics du Cameroun, du Gabon et du Tchad sur les 12 derniers mois montre que pour une maturité fixée à trois mois, par exemple, les taux d’intérêt sont respectivement de 3,28%, 4,95%, et 5,07%. Ces données de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) révèlent en clair que le Cameroun emprunte moins cher que les autres Etats et draine une foule d’investisseurs au regard du succès de ses opérations. Ce paradoxe s’explique, entre autres, par la disponibilité des fonds auprès des spécialistes en valeur du Trésor (SVT) locaux, explique Isaac Pone, spécialiste des marchés financiers. Dans l’interview accordée au quotidien Cameroon tribune, le Directeur général du Trésor souligne que la crédibilité du Cameroun est toujours assurée, notamment par un remboursement régulier des différents titres émis depuis 2010.

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