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Osera Mebounou : L’égérie des mannequins

Promotrice de l’agence Mima, opérant dans la mode et le design, la jeune patronne voit grand.

La patience et le bon timing ont été à l’origine de la création de Meb’s international Models Agency (Mima). En 2015, Osiera Mebounou est élue miss Nations unies Cameroun. La toute première de cette compétition. Passionnée des métiers de la mode et du design, elle décide de proposer une plateforme de formation aux jeunes qui souhaitent y faire carrière et évoluer vers le mannequinat et la négociation des contrats. Elle emploie six personnes dont trois coaches qui alternent, un secrétaire, un directeur des ressources humaines et un directeur financier. C’est ainsi que le 18 juin 2016, lors d’un premier casting, l’agence est portée sur les fonts baptismaux. Tout est parti d’une idée,  qui a longtemps trotté dans la tête d’une jeune professionnelle de la communication : donner une chance aux passionnés de la mode, généralement peu considérés par la société. Diplômée de l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic), option communication des organisations en 2017, la fille de Djop, dans la région du Sud, exerce d’abord comme présentatrice- télé, actrice, mannequin photo avant de lancer sa boîte. 

Agée de 22 ans, la promotrice de cette agence de mannequinat Mima dit avoir beaucoup appris des autres. Partie de rien, elle va mettre à profit son mandat de miss Nations unies Cameroun. La jeune patronne reconnaît avoir payé 30 000 F pour la location d’une salle, lors de son premier casting. De ses économies propres et du concours de sa famille et ses amis, elle va lancer son business au petit trot. Son salaire ? Cette audacieuse  préfère ne rien gagner durant cette phase qui marque ses premières années de fonctionnement.  Cependant, soutient-elle, il viendra un temps où ce salaire plafonnera celui des confrères actifs dans le même secteur. Elle prétexte mettre tout ce qu’elle gagne,  afin de permettre à son entreprise de grandir. Sa fierté actuelle tient à l’agrément reçu du ministère des Arts et de la Culture. C’est un préalable que la promotrice juge capital. De son point de vue, cela a une plus-value à l’international où elle envisage se déployer à l’avenir. Deux objectifs en vue : donner une meilleure visibilité à son initiative et contribuer au rayonnement de ses mannequins, sur le plan international.

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