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Bio : Les soixante produits de Sanzo’o

Les deux gammes de cette entreprise visent pas moins que le leadership pour l’alimentaire et la cosm

Une grande entreprise voulait racheter Maison Sanzo’o il y a quelque temps. La réponse des propriétaires :
non, merci. Acheteur velléitaire comme promoteurs ont tous compris le potentiel de la petite boîte qui monte, comme dit une publicité. Au bout de deux années de fonctionnement effectif, l’entreprise, dont le siège social et la première boutique sont à Bonapriso, empiétant sur une partie d’une résidence familiale, a élaboré une soixantaine de produits dans les deux domaines de l’alimentaire et de la cosmétique « 100% bio ». De la confiture, devenue best-seller, au sérum capillaire, en passant par les shampooings, la crème contre les vergetures, l’acné ou la sécheresse de la peau…

Représentée dans les rayons des plus grands supermarchés de Douala, la marque Sanzo’o peut même « regretter » de n’avoir pas toujours pris la mesure des attentes. « Récemment, Carrefour a demandé une dizaine de carton, là où nous croyions pouvoir en placer deux ou trois. On ploie parfois sous le poids des exigences du marché », témoigne Frédéric Donna, co-promoteur avec son épouse Jeanne Marlyse, de Maison Sanzo’o. Ce qui rend toutefois fier le couple d’entrepreneurs c’est la réputation de qualité et d’efficacité rapidement établie d’une affaire qui était destinée à alimenter des marchés étrangers.

« En voyage en Allemagne, nous avions remarqué que sur
les marchés du commerce équitable, on ne trouvait pas des produits camerounais alors qu’il s’agit d’une demande que nous pouvons satisfaire. On était donc parti sur l’idée d’exporter avant de rencontrer les besoins locaux », se souvient M. Donna. Sur les étals camerounais et dans la diaspora africaine sensible aux désastres de la chimie sur les organismes humains, beaucoup cherchent en effet les produits d’antan sans leurs inconvénients. C’est le cas du fameux Manyanga, huile pour le corps extraite de l’amande de noix de palme que la Pme parfume avec des senteurs d’orange par exemple. 

Avec des économies personnelles, Maison Sanzo’o s’est mise en route. S’autofinançant et recherchant son point d’équilibre, elle a investi une dizaine de millions pour s’équiper en machines. Tout n’est pas rose cependant.
Notamment pour maintenir les standards de qualité exigés des fournisseurs. Il y a aussi que de fil en aiguille, l’alimentation des fabriques de Sanzo’o a réveillé ou donné des idées à des filières endormies dans certains villages environnants. Que l’on soit à l’Est pour l’huile de moabi ou près de Douala à Mujuka pour le curcuma, la pomme de Cythère ou la goyave et à Santchou pour le gingembre.

 

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