loader

« Les banques sont prĂȘtes Ă  s’engager »

Dr Abouame SalĂ©, coordonnateur du Projet de dĂ©veloppement de l’élevage (PRODEL).

Que représente le PRODEL dans le secteur de l’élevage ?

Le PRODEL représente les espoirs de près de 120 000 d’éleveurs qui ont été comblés par le gouvernement et ses partenaires techniques. Ces ménages n’espéraient plus qu’après le Projet d’amélioration de la compétitivité agricole (PACA), la Banque mondiale (BM) réinvestirait dans le secteur de l’élevage au Cameroun. Aujourd’hui, la BM et le gouvernement sont revenus de plus belle dans ce secteur. Le PRODEL est, en termes de coût et d’importance, le plus grand projet financé par la Banque mondiale dans le secteur de l’élevage en Afrique. Il suscite beaucoup d’espoirs et des dispositions sont prises pour que le volet financement se mette en œuvre sans trop de difficultés. 

Le projet consiste à développer les filières d’élevage, à développer le système pastoral, à achalander les marchés des produits pour la consommation des Camerounais et des populations de la sous-région, ainsi qu’à gérer les crises. A cet effet, un dispositif est mis en place pour la gestion des crises à travers la maîtrise des épizooties, le contrôle des grandes maladies et l’encadrement de 120 000 ménages, qu’il s’agisse des pasteurs ou des producteurs situés en zone péri-urbaine.

Quels sont les contours du contrat que vous venez de signer avec les établissements de microfinance et autres institutions financières ?

Il faut que les banques camerounaises facilitent le décaissement des 25 milliards de F prévus pour les organisations de producteurs. Nous faisons tout pour que les Camerounais aient accès à ce financement. La seule difficulté de départ nous semblait être la contribution des banques. Aujourd’hui, à travers cette convention, nous avons la preuve que les banques sont prêtes à s’engager dans un monde qu’elles ne connaissent jusqu’à présent que très peu, le monde rural en l’occurrence. 

Quels sont les critères pour bénéficier de ces financements ?

La procédure est très simple. Maintenant que le projet est lancé dans les 10 régions, il s’agit, pour les organisations de producteurs ou les associations, de s’approcher des coordinations régionales et solliciter une fiche de demande. A partir de là, on leur explique dans le détail les conditionnalités à remplir, qui ne sont d’ailleurs pas très compliquées. Il faut seulement avoir un statut d’organisation de producteur, venir avec sa demande, et le projet fait tout le reste. Il accompagne l’association dans l’élaboration de son plan d’affaires, la requête, la négociation avec l’institution financière choisie et l’appui à la mise en œuvre de ce projet pour aboutir aux résultats attendus.

Partager cet article

Commentaires

    List is empty.

laisser un commentaire

Autres articles Ă  lire ...


Après les travaux préliminaires débutés e...


Le 30 octobre dernier à Yaoundé, les experts de la douane de l’Afrique centrale et de l’Ouest se sont séparés après deux jours d’échanges et de réflexions sur l’avenir de ce secteur névralgique, à l’aube de la création de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). L’élaboration des premiers contours du plan stratégique triennal 2019-2022 en vue de faciliter les échanges en est la principale résolution. L’option de la mutualisation des forces, à travers entre autres, l’harmonisation des régimes douaniers et la nu...


La Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA) tire la sonnette d’alarme. Le chiffre d’affaires des promoteurs des PME de la place est en baisse selon une récente étude réalisée en mars et avril derniers, disponible sur son site Internet. Sur un échantillon de 241 PME, 44,59% des chefs d’entreprises consultés dans le cadre de l’enquête baromètre 2018 reconnaissent une baisse de chiffre d’affaires en 2017.

L’enquête révèle en outre que les artisans ont été les plus affectés (65%) du fait des condition...