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Économie numérique

Près de 4000 personnes arrimées à l’Est

FOCUS

Yokadouma, Batouri, Bertoua, Abong-Mbang. Du 15 au 19 janvier 2018, Joseph LE, directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la République a effectué une tournée dans la région de l’Est, afin de remettre des attestations et certificats de fin de formation aux personnes formées dans le cadre du projet visant à arrimer 20 000 personnes aux TIC dans la région. Un projet lancé à son initiative en septembre 2016, à Bertoua avec un objectif initial fixé à 10 000 personnes à former aux TIC, mais désormais relevé à 20 000 bénéficiaires, compte tenu de l’engouement des populations. Environ 4 000 apprenants ont reçu leurs attestations. Ce résultat réjouit le représentant résident de l’IAI Cameroun, Armand Claude Abanda, qui a indiqué que les portes de son institution restent ouvertes pour former plus de personnes en TIC. Cet ojectif rentre dans le cadre de l’opération MIJEF 2035, dont le but est de former un million de jeunes, enfants et femmes aux NTIC.

 

« Ensemble nous irons loin »

Joseph LE, directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la République et  initiateur du projet visant à former 20 000 jeunes aux TIC à l’Est.

Quel bilan faites-vous de l’initiative lancée en 2016 visant à former des jeunes aux TIC à l’Est ?

Je dois avouer que je suis le premier surpris, notamment par l’engouement et l’enthousiasme que le projet suscite, non seulement auprès des bénéficiaires, mais surtout auprès des populations en général. Ce qui prouve tout simplement qu’il y a un besoin de formation, d’apprentissage, un besoin de s’arrimer à la nouvelle société numérique. Et ces populations ne demandent qu’à être aiguillonnées, encadrées. Nous avons donc lancé le projet le 9 septembre 2016 à Bertoua. L’objectif est de relayer le message du chef de l’État, qui définit la politique de la Nation. Il nous appartient de donner du contenu à ces orientations. Ce qui est important, c’est de voir ce qui peut être fait. Les jeunes m’ont approché le 24 mars 2016 à Abong-Mbang, dans le but de les aider. Avec mes autres frères et sœurs de la région, nous avons tenu notre engagement à l’endroit des jeunes, femmes, hommes, qui étaient jusque là, en marge de cette nouvelle donne.

Pouvez-vous nous donner plus de détails sur le Club 2.0-Est lancé dans cette mouvance ?

Nous avons rêvé au départ. Ce rêve est devenu une réalité. Avec la création de cette plateforme baptisée le club 2.0-Est, tout le monde est concerné. Le bayam-sellam, le moto-taximan, l’enseignant, le haut fonctionnaire... Tout le monde, sans distinction de religion, d’ethnie ou de chapelle politique, peut adhérer au Club 2.0-Est. Il s’agit d’une plateforme d’échanges d’informations qui peuvent être utiles à tous les membres. Les portes sont ouvertes. Ceci n’a pas de calcul, ni politique, ni religieux. Nous voulons sortir notre région de la pauvreté. Les TIC sont aujourd’hui incontournables. J’invite mes frères et sœurs de l’Est à nous rejoindre. Les maires et certaines élites comprennent et apportent leur contribution. Ensemble, nous irons loin. Je suis persuadé que le cap de 20 000 que nous avons fixé va être atteint. Nous disons merci au centre technologique d’excellence Paul Biya qui nous accompagne dans ce projet.

Propos recueillis par Pierre CHEMETE

 

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