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La rançon du retour de la sécurité

Outre l’accalmie retrouvée, les campagnes de sensibilisation sont menées par des agences de tourisme

L’engouement observé ces derniers temps dans le secteur du tourisme dans l’Extrême-Nord est la conséquence immédiate du travail abattu sur le terrain par les forces de défense et de sécurité avec la collaboration des comités de vigilance qui ont su maîtriser en très grande partie ce phénomène néfaste qu’est la secte Boko Haram. Les efforts déployés par les voyagistes qui sont allés vers les touristes étrangers pour les inviter à revenir visiter les splendeurs de la région ne sont pas à négliger.
« Actuellement, nous avons des signes prometteurs de reprise. Les gens aiment l’Extrême-nord. C’est une région qui est connue et qui est sollicitée. Les touristes et les entreprises qui s’occupent du tourisme à l’extérieur attendent le feu vert pour commencer à revenir, puisque la seule chose qui les empêchait, c’était surtout l’insécurité causée par Boko Haram », fait remarquer Norbert Stede, président régional du Syndicat patronal de l’industrie de l’hôtellerie et du tourisme. Et de poursuivre en expliquant que « les consignes des représentations diplomatiques déconseillaient vivement cette région comme destination. Malheureusement, jusqu’à présent, ces consignes persistent
et c’est justement où il faudrait encore travailler pour démontrer que pour l’instant, l’Extrême-Nord est accessible et fréquentée dans une majeure partie de
son territoire », affirme le président. 

Aujourd’hui que la situation sécuritaire s’est améliorée, il est normal que la destination touristique de l’Extrême-Nord recommence à être fréquentée. Mais un travail de fond doit être mené. Pour changer ces idées, il faut continuer dans la démarche de faire venir les gens, pour qu’ils puissent eux-mêmes vivre les réalités locales. Maintenant, « dans la ville de Maroua où nous travaillons, quand vous sortez de jour comme de nuit, la ville bouge, vit. Les gens vont et viennent. Les activités se déroulent normalement.
On sent qu’il y a un grand
progrès », commente une tenancière d’un restaurant. « C’est cette image-là qu’il faut maintenant véhiculer
d’une part aux chancelleries, et d’autre part aux promoteurs de tourisme à l’extérieur du pays et bien sûr à nos compatriotes qui sont au Sud, dans le Littoral ou à l’Ouest et qui sont aussi fortement invités à visiter et à découvrir cette région »,
poursuit notre source. 

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