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Plan triennal spécial Jeunes: 10 Success Stories

De l’agriculture au numérique en passant par l’industrie et l’innovation, leurs témoignages font rêver leurs congénères.

Du 15 au 21 janvier dernier, les responsables en charge de l’implémentation du Plan triennal spécial jeunes (PTS-Jeunes) se sont réunis à Yaoundé pour se familiariser aux outils d’accompagnement des jeunes dans le cadre de la mise en œuvre réussie de ce plan d’autonomisation socio-économique et professionnelle des jeunes. L’objectif était entre autres de les édifier sur les 17 plans d’affaires types conçus pour arrimer les projets des jeunes aux priorités économiques locale, régionale et nationale. Dans la base de données de l’Observatoire national de la Jeunesse (ONJ), plus de 800 000 jeunes sont inscrits à date. Par ailleurs, 38 000 sont en attente de financements au titre du PTS-Jeunes. L’on se souvient qu’en fin d’année dernière, le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique (MINJEC) indiquait l’appui à l’élaboration de 32 026 plans d’affaires des projets des jeunes, dont 33,70% dans le domaine de l’agriculture et élevage, 28,84% dans l’industrie, 22,85% dans l’économie numérique, 10,48% dans l’innovation et 4,4% dans d’autres secteurs.

Au moins 1,5 million de jeunes sont concernés par le PTSJeunes lancé par le chef de l’Etat Paul Biya le 10 février 2016 et doté d’une enveloppe de 102 milliards de F. Il s’agit là d’une réponse de l’Etat aux problèmes de sous-emploi et de chômage des jeunes. Le MINJEC y voit une « manne » pour aider les jeunes à transiter de l’économie informelle vers le formel. Les jeunes constituent un peu plus de 60% de la population, soit environ 7,8 millions de jeunes sur un peu plus de 22 millions d’habitants. Selon les statistiques officielles, le taux de chômage chez les jeunes se situe autour de 15,5% de la population active. Par ailleurs, plus de la moitié de la population des jeunes passe près de deux à trois ans de recherche avant de trouver un emploi après l’obtention d’un diplôme professionnel. Le bénéficiaire doit être camerounais et âgé entre 15 et 35 ans. Le projet proposé doit avoir un fort impact économique, c’est-à-dire pourvoyeur de croissance, de revenus et d’emploi ou d’auto-emploi. L’insertion socio-professionnelle porte sur une assistance technique et un appui financier des projets d’entreprises. Dans ce dernier cas, l’appui consiste en une subvention de 1,5 million de F, des crédits bonifiés de 3% (un plafond de 10 millions de F) et des crédits à taux faibles (plafond de 25 millions de F). En prélude à la célébration de la fête nationale de la Jeunesse prévue le 11 février prochain, sous le thème « Jeunesse, paix, décentralisation et participation à la gouvernance locale pour un Cameroun nouveau », CBT dresse le portrait de dix jeunes qui ont su capitaliser les fonds mis à disposition par les pouvoirs publics pour faire décoller leurs entreprises respectives.

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