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Sécurité sociale, santé, éducation…160,8 milliards de F pour réduire la pauvreté

Le projet filets sociaux bénéficiera, sur la période 2020-2022, d’un financement moyen de 40 milliards de F pour le compte de plus de 200 000 ménages. 

Le gouvernement camerounais a récemment bénéficié d’un financement additionnel de 274 millions de dollars, soit environ 160,8 milliards de F, dans le cadre du guichet spécial IDA 2018 de la Banque mondiale. L’annonce a été faite le 31 mai dernier à Yaoundé par le secrétaire général du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT). Ledit financement  (sous forme de dons et de crédits) vise à répondre aux besoins des communautés hôtes et des réfugiés résidant en terre camerounaise. Il sera dédié à quatre projets : le Projet filets sociaux (PFS), le Programme national de développement participatif (PNDP), le Projet renforcement de la performance du système de la santé au Cameroun (PRPSS) et le Programme d’appui à la réforme de l’éducation au Cameroun (PAREC). Le financement sous forme de dons, estimé à 130 millions de dollars, soit un peu plus de 76 milliards de F, est destiné aux régions subissant un flux massif des réfugiés et déplacés internes. Il s’agit de l’Extrême-Nord, du Nord, de l’Adamaoua et de l’Est. En mai 2018, les statistiques de la Banque mondiale indiquaient que le Cameroun abrite 350 000 réfugiés en provenance de la RCA et du Nigeria. En ce qui concerne le projet filets sociaux en particulier, une enveloppe d’à peu près 40 milliards de F sera dégagée pour conjurer la pauvreté dans les zones les plus vulnérables du pays. Les moyens consentis par l’Etat à ce jour traduisent sa détermination à pérenniser le projet. Le nombre de ménages impactés va ainsi passer à 202 000 pour la période 2020-2022, contre 2 000 ménages entre 2013-2015 et 82 000 ménages entre 2016-2019. « Pour la période 2020-2022, si on maintient le rythme de 9 milliards de F par an comme nous l’envisageons, on ne sera pas loin de 40 milliards de F qui seront mobilisés par le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers au rang desquels la Banque mondiale et l’Agence française de développement pour l’extension des activités du projets dans la quasi-totalité des régions du pays », a relevé Jean Tchoffo, président du comité de pilotage du projet filets sociaux. 

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